Après avoir étudié les sciences physiques à l’Université de Lausanne (physique quantique, physique nucléaire et astronomie), j’ai occupé un poste d’assistant dans le département d’astrophysique de l’Université de Lausanne. Malgré l’attrait d’instruments techniques fascinants (télescopes, spectromètres, ordinateurs…), la sécheresse de la recherche était telle que je n’y trouvais pas mon compte. J’ai donc entrepris une formation pédagogique pour enseigner les mathématiques, la physique puis l’informatique, à des élèves des dernières années de la scolarité obligatoire.
Si les sciences dites exactes et les mathématiques m’offraient de quoi satisfaire ma curiosité et mon besoin de cadres précis et reproductibles, l’enseignement m’a rapidement confirmé que la relation pédagogique — et toutes les relations humaines — ne se laissait guère enfermer dans des principes intangibles et maîtrisables. Décrypter pour mieux comprendre les comportements de mes élèves et réagir de manière adéquate devenait une nécessité si je voulais durer dans le métier.
J’ai donc poursuivi mes formations, d’abord en Analyse Transactionnelle dans le domaine de l’enseignement et de la formation des adultes, puis au travers de nombreux séminaires me permettant petit à petit d’apprendre à apprivoiser l’incertitude et naviguer dans les brumes des relations humaines.
C’est à partir de là que j’ai commencé, en parallèle avec l’enseignement aux élèves, à partager mes connaissances et mes expériences parfois tâtonnantes à d’autres enseignants, en les aidant à mettre des mots sur leur vécu en classe et trouver des ressources pour qu’ils puissent mener à bien leurs projets.
Si les connaissances enrichissent l’expérience, celle-ci en retour m’a donné soif d’autres savoirs. Je suis donc retourné sur les bancs de l’Université pour entreprendre un diplôme d’études supérieures avancées ayant pour thème l’analyse du travail et le développement des compétences. Celui-ci s’est ouvert sur une recherche doctorale sous les auspices de l’Université de Genève, dont les résultats couronnés d’un PhD ont contribué à nourrir mon travail à la Haute école pédagogique à Lausanne, que j’avais entretemps rejointe.
Toujours passionné par la transmission, j’ai animé de nombreux séminaires, donné des conférences et découvert les joies et les frustrations de l’écriture au travers de nombreux articles scientifiques et ouvrages professionnels. Cette activité m’a donné le goût de me lancer dans un projet d’écriture différent, à savoir mon premier roman : Liah.
L’intrigue a longtemps occupé mes pensées, avant que j’ose saisir les premières phrases sur mon ordinateur. Sa rédaction m’a ramené à ce qui a été au cœur de ma vie professionnelle : voyager entre connaissances techniques, scientifiques et relations humaines, entre possible et souhaitable, entre décisions et contingences.
L’écriture, fût-elle scientifique ou romanesque, est un travail exigeant ; entre doute, découragement et jubilation, j’ai poursuivi cette exploration de cette autre forme de transmission. Il me reste à espérer que cette réalisation, éclairant quelques-uns des enjeux cruciaux de notre temps, trouvera auprès de vous un écho favorable.
Les délais pour obtenir le roman étant assez longs en librairie, vous pouvez le commander ici : livraison sous 2 jours ouvrables.